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Voyage de 3 semaines dans le sud du Pérou en juillet-août 2017

Voyage de 3 semaines dans le sud du Pérou en juillet-août 2017

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Ce sujet a 1 réponse, 1 participant et a été mis à jour par Photo du profil de Fanny et Romain Fanny et Romain, Il y a 2 mois, 1 semaine.

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Fanny et Romain

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Bonjour à tous !

Mieux vaut tard que jamais : voici le compte rendu de notre voyage qui a eu lieu du 23 juillet au 16 août 2017.

Nous souhaitons tout d’abord remercier toute l’équipe de Tout Pérou, qui nous a été d’une très grande aide, non seulement dans la préparation de notre voyage (voici le lien pour voir le détail de la préparation : http://toutperoublogforum.com/forums/topic/voyage-de-3-semaines-dans-le-sud-du-perou-en-juillet-aout-2017/), mais également pour régler des problèmes et nous conseiller sur place.
Nous avions opté pour la carte Assistance, la carte Transports et avions reçu en cadeau la carte Premium qui donne droit à des réductions dans des hôtels, restaurants et autres prestataires de services ayant un accord avec Tout Pérou. Il ne faut pas hésiter à présenter la carte et à insister pour bénéficier de la réduction, car les personnes en face de vous ne sont pas toujours au courant de l’accord négocié entre leur patron et Tout Pérou. Je peux vous dire que sur tout le séjour, nous avons largement rentabilisé l’argent investi dans ces différentes cartes, malgré le fait que la réduction ne fonctionnait pas pour les bus Cruz del Sur durant la période où nous les avons empruntés (Fiestas Patrias). Déjà rien que pour la réduction sur le survol des lignes de Nazca, cela vaut la peine. Sans compter le prêt du téléphone qui nous a vraiment rassurés et nous a permis de joindre à plusieurs reprises l’équipe de Tout Pérou, des guides, des hôtels ou encore des compagnons de voyage rencontrés durant notre périple. Attention toutefois, quand vous recevez et allumez votre téléphone : vérifiez que celui-ci n’est pas connecté à Internet ! En effet, nous ne nous en étions pas rendu compte et avons été surpris après quelques jours d’avoir utilisé tout le crédit préchargé alors que nous n’avions pratiquement pas appelé ni envoyé de messages. La connexion Internet déchargeait également très vite la batterie du téléphone : une fois que nous avons compris le problème et coupé Internet, nous avons vu une nette différence dans l’autonomie de la batterie. Pour ce qui est du crédit, il suffit de se rendre dans une pharmacie (et oui, on peut tout faire dans les pharmacies au Pérou !) pour le recharger, ce n’est pas très cher.

Nous atterrissons donc à Lima le dimanche 23 juillet à 17h35. Le chauffeur commandé par Tout Pérou nous attend à l’endroit prévu avec une pancarte à notre nom et nous partons rapidement vers le quartier de Miraflores, chez Serge Pacifique (Hôtel Eurobackpackers). Il fait déjà nuit et le trajet nous plonge d’emblée dans la circulation péruvienne, avec ses coups de klaxons incessants (on constatera par la suite que, contrairement à chez nous, ils servent simplement à dire « j’y vais, je passe » et ne sont pratiquement jamais agressifs) et ses changements brusques de directions.
Le lendemain matin à 9h, Laurent de Tout Pérou vient nous retrouver à l’hôtel pour le briefing. Nous passons rapidement en revue l’itinéraire (déjà bien calé sur le forum avant notre départ) et profitons de quelques-uns de ses conseils. Il nous propose gentiment de nous accompagner à un bureau de change qu’il connaît bien et qui nous fait un bon taux. Nous avions un peu moins de 1.000€ en liquide et vu les frais facturés par les banques pour les retraits aux distributeurs par la suite, nous avons regretté de ne pas avoir pu changer plus d’euros à ce moment-là, cela nous aurait fait économiser pas mal d’argent vu le taux très intéressant obtenu grâce à Laurent. Nous vous conseillons donc de prendre le plus possible d’argent liquide avec vous et de changer tout d’une fois dans un bureau de change pour essayer d’avoir le meilleur taux possible. Nous étions un peu paranos au début et avions peur de transporter autant d’argent sur nous, mais à aucun moment nous ne nous sommes sentis menacés ou en insécurité durant notre voyage. Nous quittons ensuite Laurent et entamons notre visite des quartiers de Miraflores et Barranco. Ces deux quartiers valent, selon nous, vraiment la peine d’être visités (street art à Barranco, Parque del Amor à Miraflores, notamment), malgré la chape de plomb qui couvre le ciel à cette période de l’année (mais finalement, ça ne nous change pas beaucoup de nos automnes belges… sauf qu’ici, à part un léger crachin, il ne pleut pratiquement pas !). Plusieurs choses nous frappent et nous dépaysent dès cette première journée sur le sol péruvien : les pancartes d’évacuation en cas de tsunami, les lieux de rendez-vous indiqués en cas de tremblement de terre (avec le nombre maximal de personnes qu’ils peuvent accueillir… on n’imagine pas trop les gens se mettre à se compter dans ce genre de situations !), tout ce qu’on peut trouver dans les pharmacies (du Coca-Cola, des Pringles, 250gr de poulet et des frites offerts à l’achat de deux paquets de langes, des réductions pour les retraités le lundi, pour les femmes le mardi, etc.), la couleur bizarre du soda national Inca Kola, la nourriture délicieuse (on ne nous avait pas menti !), l’inutilité des passages pour piétons (les gens traversent parfois quand c’est rouge et le vert ne signifie pas forcément qu’on vous laissera passer), mais surtout l’amabilité et l’ouverture des Péruviens (nous avons passé plus d’une heure à parler de tout et de rien avec Daniel, gardien de la paix dans un parc de Miraflores à qui nous avions au départ demandé notre chemin).






Le lendemain matin, 25 juillet, nous décidons de visiter le centre historique de Lima avec le tour « gratuit » (chacun donne ce qu’il veut à la fin de la visite) Lima by Walking (https://www.facebook.com/LimaByWalking/). Le rendez-vous se fait sur la place principale de Miraflores et tout le petit groupe prend le Metropolitan pour se rendre au centre-ville. C’est très intéressant et ça permet d’avoir une vue d’ensemble du centre, d’apprendre pas mal d’anecdotes (notamment sur les amours controversées de Vargas Llosa, l’écrivain national) et de déguster un petit verre de Pisco Sour. L’après-midi, nous visitons, seuls, le couvent San Francisco et ses catacombes. On a été un peu déçus par cette visite : visite guidée obligatoire, expresse et un peu à la chaîne, et photos interdites. Seules les catacombes valent peut-être le détour. Pour rentrer à Miraflores, nous avons testé le Metropolitan en pleine heure de pointe. C’est toute une expérience en soi ! Tout le monde est entassé l’un sur l’autre et quand on croit qu’il n’y a plus de place, les gens parviennent encore à rentrer. Malgré la chaleur étouffante et les corps qui les écrasent, les Liméniens gardent leur flegme légendaire.




Le matin du mercredi 26 juillet, nous nous rendons à la pyramide de Huaca Pucllana, que nous admirons seulement de loin car la visite guidée (obligatoire) commence trop tard pour notre planning. À 12h30, le taxi réservé par Laurent nous attend à notre hôtel pour nous emmener à la station de bus Cruz del Sur, où nous embarquons pour un trajet d’environ 4 heures vers Paracas. Les bus Cruz del Sur sont extrêmement confortables, on y sert à boire et à manger et on dispose d’un petit écran individuel pour regarder des films. Arrivés à Paracas, il fait toujours gris. D’autres voyageurs nous parlent de la route bloquée entre Nazca et Arequipa (que nous devons emprunter 2 jours plus tard) suite à un tremblement de terre survenu quelques jours avant notre arrivée. Aucun bus ne passe et les voyageurs désirant se rendre à Arequipa doivent soit rebrousser chemin vers Lima pour prendre l’avion (à un prix exorbitant, les compagnies aériennes profitant évidemment du filon !), soit prendre un bus pour Cuzco puis un autre vers Arequipa (une vingtaine d’heures de trajet en tout). Laurent nous avait déjà parlé de ce problème lors du briefing, mais avait bon espoir que la situation se rétablisse rapidement. Wait and see ! Nous nous rendons à l’agence Paracas Overland (partenaire Tout Pérou) pour réserver notre excursion du lendemain aux Islas Ballestas et à la réserve naturelle. Nous trouvons porte close (il est déjà plus de 18h) mais, par chance, le gérant nous aperçoit et vient ouvrir juste pour nous.

Après une bonne nuit de sommeil, nous embarquons à l’aube sur un petit bateau pour la visite des Islas Ballestas. Il fait toujours gris, mais on commence à apercevoir un petit coin de ciel bleu au loin. Le nombre d’oiseaux au km² est très impressionnant, tout comme le « guano » qui recouvre les roches. Des lions de mer sont paresseusement affalés et plongent quand ils en ont assez d’être giflés par les vagues. On a pu apercevoir quelques pingouins de Humboldt, mais il faut avoir des bons yeux (ou une paire de jumelles). La visite vaut la peine, même si les bateaux se suivent un peu à la chaîne. L’après-midi, pour la première fois depuis notre arrivée, le ciel se dégage lentement pour devenir complètement bleu. Nous nous rendons en jeep dans la réserve naturelle de Paracas, une des zones les plus arides de la planète, où il n’a pas plu une goutte depuis plus de 50 ans. Le paysage, un désert au bord de la mer, est à couper le souffle. À la fois lunaire et ensoleillée, cette étendue de roche et de sable couvre subtilement une très large palette de couleurs pastel. Tout près de la plage rouge, toute une colonie de pélicans attend frénétiquement que des pêcheurs remplissent de poissons leur bec élastique. J’ai lu à plusieurs reprises sur le forum que certains hésitaient à faire la visite de la réserve naturelle. C’est selon nous un incontournable du Pérou ! Fin de journée, nous reprenons un bus en direction d’Ica, puis un taxi pour l’oasis de Huacachina, où nous arrivons 1h30 plus tard. Nous voulons réserver un tour en buggy pour le lendemain en milieu de journée, mais on nous dit qu’étant donné que c’est un jour férié (Fiestas Patrias), il n’y a pas beaucoup de chauffeurs qui travaillent et on doit donc opter pour un tour tôt le matin, sans certitude qu’il aura bien lieu.



Étant arrivés dans le noir, nous découvrons le matin suivant la vue ahurissante qui nous entoure : 360° de dunes de sable autour de l’oasis dans laquelle nous nous trouvons. Il fait toujours couvert le matin, mais ça va se dégager en cours de journée. Nous retrouvons le chauffeur de notre buggy à l’entrée de l’hôtel : il a l’air d’avoir à peine 18 ans. Ça grimpe déjà dur dans le sable pour rejoindre le véhicule. On met la ceinture et c’est parti ! On a la sensation, à chaque dune escaladée ou dévalée, que le véhicule va se retourner. Mais le jeune chauffeur a l’air de bien gérer et prend du plaisir à nous entendre crier. Nous descendons également quelques dunes en sandboard, assis d’abord, puis couchés la tête vers l’avant et même debout pour les plus téméraires. Sensations fortes garanties ! De retour à l’oasis, nous décidons d’escalader l’une des plus hautes dunes à pied. C’est dur tant les jambes s’enfoncent dans la semoule et on se retrouve à avoir dans les chaussures plus de sable que de pieds. L’après-midi, nous nous promenons dans l’oasis. En ce jour de fête nationale, elle est remplie de familles péruviennes venues profiter du soleil, d’une baignade ou d’un tour en pédalo. Le soir, lorsque nous demandons à notre hôtel de nous appeler un taxi pour nous rendre à la gare de bus d’Ica, la réceptionniste nous explique qu’il y a trop de circulation à cause de la fête nationale et que les taxis ne viennent pas jusqu’à l’oasis. Stressés à l’idée de rater notre bus, nous commençons à marcher avec nos valises dans les rues de l’oasis. Nous tombons heureusement sur un taxi qui accepte de nous prendre pour un prix 2 fois plus élevé que celui que nous avions payé pour venir. Pas le choix, nous embarquons. Le trajet est très long dans les embouteillages et nous arrivons à la station tout juste pour l’heure de notre bus pour Nazca. Celui-ci partira finalement avec plus d’une heure de retard. Par téléphone, Laurent nous explique que la route pour se rendre à Arequipa n’est toujours pas dégagée et qu’aucun bus ne passe. Il nous propose une solution pour nous rendre de Nazca à Arequipa le lendemain : embarquer à bord d’un mini-van avec deux autres couples de Français. Nous prévoyons le trajet de nuit, mais nous sommes un peu dubitatifs car plusieurs personnes (dont un chauffeur de taxi d’Ica qui avait lui-même fait le trajet) nous disent que seules les voitures peuvent passer et seulement de jour.





Nous nous réveillons le lendemain matin à Nazca sous un ciel à nouveau couvert. Pour cette raison, notre survol des lignes, initialement prévu à 8h, est reporté à 11h. Laurent de Tout Pérou nous propose donc de partir le matin pour la visite du cimetière Chauchilla avec chauffeur-guide, qui était prévue l’après-midi. Nous attendons donc Giancarlo devant notre hôtel et nous amusons du fait que plusieurs voitures s’arrêtent en nous proposant de nous emmener quelque part : les Péruviens sont décidément serviables et attentionnés ! Même si, bien sûr, leurs propositions n’étaient sans doute pas désintéressées… Sympathique et bavard, notre guide aime son pays et ses cultures, au point d’entonner fièrement l’hymne national entre deux explications. Les momies de Chauchilla sont bien conservées en raison du climat sec qui règne dans la région et évite leur pourrissement, mais on a vite fait le tour. Giancarlo nous dépose à l’aéroport où nous attendons encore quelques heures avant de pouvoir enfin décoller. Nous profitons de cette attente pour faire la connaissance de Camille et Rémi, deux Parisiens avec qui nous embarquerons le soir même à bord du mini-van. Le survol des lignes à bord du coucou réserve quelques sensations, pas agréables pour tout le monde, mais personne n’a été vraiment malade parmi les 5 passagers, même si certains ont mis plus d’une heure pour s’en remettre. Mais c’est une expérience unique qui, selon nous, vaut vraiment la peine d’être vécue une fois dans sa vie ! Après le survol, nous retombons sur Élisabeth et Pierre-André, rencontrés à bord du bateau pour les Islas Ballestas, et nous nous rendons compte que ce sont eux deux derniers passagers du mini-van que nous prendrons le soir. Pour terminer la journée, nous embarquons à nouveau avec Giancarlo, direction le centre cérémoniel de Cahuachi. Le soir commençant à tomber ne nous a pas permis de rester très longtemps sur le site, mais le coucher de soleil derrière la pyramide était magnifique.


Vers 20h30, nous embarquons à bord du mini-van organisé par Tout Pérou pour nous rendre à Arequipa. Nous sommes donc 2 chauffeurs péruviens et 3 couples franco-belges, plus toutes les valises entassés dans un véhicule au confort spartiate : le trajet promet d’être long ! Heureusement, l’entente et l’ambiance sont bonnes et la première partie du voyage passe relativement vite. Peu après minuit, nous arrivons à Atico, juste avant le tronçon où la route est entravée par les éboulements suite au tremblement de terre. Il y a une immense file de voitures, bus et véhicules en tous genres garés. La police ne laisse passer personne pendant la nuit, c’est trop dangereux. Nous sommes donc condamnés à attendre là jusque 6h du matin. Nous sommes un peu dépités, car on nous avait parlé de cette fermeture durant la nuit et nous avions insisté auprès de Tout Pérou qui nous avait certifié que les voitures pouvaient passer et qu’on pourrait faire le trajet de nuit. Du coup, au lieu de dormir bien au chaud dans un lit à Nazca et partir tôt le lendemain matin, nous voilà coincés au milieu de nulle part dans un van où nous sommes assis les genoux collés au ventre, dans le froid de la nuit péruvienne. Nous laissons les chauffeurs dormir et abaisser leurs sièges et décidons de nous dégourdir les jambes dehors. Mais c’était long, très long ! Heureusement qu’on est tombés sur des gens sympas… Vers 6h30-7h, les véhicules commencent à redémarrer, mais la police ne veut pas nous laisser passer car nous ne nous sommes pas mis au bout de la queue. On rebrousse donc un peu chemin pour essayer de s’intercaler un peu plus loin, mais clairement pas à la fin de la queue. Après une longue attente, on repasse et un des policiers nous reconnaît au tout dernier moment et veut nous arrêter, mais trop tard, notre chauffeur pousse sur l’accélérateur et on est déjà partis dans le flux de voitures. Un grand moment, on l’a échappé belle ! La route se poursuit sous une chaleur étouffante (ben oui, pas de clim’ dans ce mini-van de l’enfer !) et on ne parvient presque pas à dormir tellement c’est inconfortable. En début d’après-midi, nous arrivons donc à Arequipa, complètement vannés ! Le trajet aura duré une quinzaine d’heures, dont 6 à l’arrêt. Nous avons été un peu déçus que Tout Pérou n’ait pas pu mieux se renseigner sur le fait que nous ne pourrions pas passer le tronçon endommagé de nuit alors que nous leur avions mis la puce à l’oreille à plusieurs reprises. Néanmoins, au vu de la situation, qui fait partie des aléas du voyage, on était très contents qu’ils aient pu nous trouver cette solution de secours, car sans eux, on ne sait pas trop comment on aurait fait pour se rendre à Arequipa dans des prix et des délais raisonnables. Ils ont également géré le remboursement du trajet de bus de nuit que nous devions prendre au départ avec Cruz del Sur, et que nous n’avions pas réussi à obtenir malgré plusieurs tentatives à des guichets différents. Pour tout cela, nous les remercions chaleureusement et vous conseillons leurs services.

Après une bonne nuit de sommeil bien méritée, nous nous rendons le lendemain matin au monastère de Santa Catalina. Petite ville dans la ville en plein centre historique, c’est un lieu reposant, hors du temps et très photogénique. La visite guidée vaut la peine pour bien comprendre l’histoire du lieu. Nous avons bien fait de le visiter tôt le matin, car après, ça se remplit vite. Après un petit repas au marché, nous montons en colectivo dans le quartier de Yanahuara pour observer les volcans à partir du mirador. La descente vers le centre peut se faire sans problème à pied et permet de traverser le pont au-dessus de la rivière, d’où on a également un magnifique point de vue sur le volcan. Le lendemain, nous nous promenons dans la ville blanche. La Plaza de Armas, qui n’a rien à envier aux plus belles d’Espagne, constitue le cœur du centre historique et ses palmiers, tout comme sa cathédrale – blanche évidemment –, lui confèrent une beauté dont on ne s’est pas lassés, de jour comme de nuit. Il fait bon se perdre dans les rues d’Arequipa, où cohabitent traditions amérindiennes et architecture coloniale. Nous avons la chance d’assister à des défilés de danses colorées autour de la Plaza de Armas dans le cadre de la fête annuelle de la ville. Nous visitons également le musée où se trouve Juanita. Il faut bien dire qu’on ne voit pas grand-chose et que les photos officielles sont bien plus impressionnantes que ce gros cube embué, mais les explications de la guide valent la peine. Ces deux jours et demi à Arequipa ont été plus qu’agréables et ensoleillés et nous ont permis de nous acclimater doucement à l’altitude.

Le lendemain matin à 8h, Rufo, le chauffeur-guide conseillé par Tout Pérou nous attend devant notre hôtel pour nous emmener dans le canyon de Colca. Il est accompagné par Mariel, sa fille de 16-17 ans, qui souhaite faire des études de tourisme comme son papa et dont c’est le premier voyage dans le canyon. Ils sont tous deux d’une extrême gentillesse et ces deux jours en leur compagnie seront très agréables et intéressants. Après quelques arrêts sur la route, pour voir des alpagas en liberté au sein de la réserve naturelle d’Aguada Blanca ou observer les volcans, ils nous déposent au Tradición Colca à Yanque, d’où nous partons l’après-midi faire une petite randonnée organisée par l’hôtel vers les ruines d’Uyo Uyo. Les paysages sont absolument magnifiques, mais les effets de l’altitude commencent à se faire sentir pour certains. La balade se termine par une baignade dans des piscines naturelles d’eau chaude en plein milieu de la nature : magique ! Le soir, notre hôte nous propose une initiation à l’observation des étoiles dans le planétarium qu’il s’est construit au sein de son hôtel. Le lendemain à l’aube, Rufo et Mariel reviennent nous chercher pour nous emmener vers la Cruz del Condor. Un peu avant d’y arriver, Rufo nous propose de nous déposer à un endroit où nous pourrons marcher à pied au bord du canyon pour rejoindre la Cruz del Condor. Nous recommandons chaudement cette petite balade d’environ 1 heure en pleine nature, où nous étions pratiquement seuls au monde. Impossible de se perdre, il n’y a qu’un seul chemin et nous avons eu la chance d’apercevoir déjà quelques condors avant d’arriver à la Cruz, noire de monde. Sur le trajet du retour vers Chivay, de nombreux paysages irréels, hallucinants, un patchwork constitué de cultures en terrasses datant de la période inca et d’une infinité de petits reliefs malheureusement peu visibles sur photo, nous ont laissés littéralement bouche bée. Nous avions hésité à faire le trek qui descend dans le canyon. Cela doit être une expérience magnifique également, mais rien que la balade dans les petits villages qui surplombent le canyon vaut déjà largement le déplacement. Le canyon restera parmi les plus beaux paysages que nous ayons vus. À 13h, nous embarquons dans le bus 4M en direction de Puno, avec quelques arrêts sur la route, notamment pour voir des flamants roses, mais de très loin.

Puno est probablement la plus laide ville que nous ayons visitée. Beaucoup d’immeubles délabrés, de maisons en chantier, de saleté et de petites rues encombrées par la circulation. La ville en elle-même n’est pas vraiment un stop intéressant, si ce n’est qu’elle est le point de chute obligatoire pour se rendre sur le lac Titicaca. Après une matinée de repos et d’acclimatation à l’altitude, nous nous rendons sur le site de Sillustani l’après-midi via un tour organisé par notre hôtel. L’endroit est magnifique et très photogénique.

Le lendemain matin, nous partons très tôt en direction de Llachón, sur la péninsule de Capachica, en taxi et colectivo. Nous sommes accueillis par Magno et sa famille, un contact de Tout Pérou. Nous sommes ses seuls hôtes du jour. Il nous propose une excursion vers les îles Uros Titinos. Nous embarquons donc à bord de la petite barque à moteur de son jeune voisin Robert. La traversée du lac est impressionnante, on a vraiment l’impression d’être au milieu de nulle part. Lorsque nous arrivons sur l’île en roseaux, il y a déjà un autre groupe de 5 personnes, mais ils partiront vite et nous finirons la visite seuls. On lit partout que les îles Uros sont devenues une grosse mise en scène à la Disneyland Paris, mais nous pensons que les Uros Titinos sont une alternative plus authentique à celles-ci. Bien sûr, on nous vendra des petits objets soi-disant fabriqués par les habitants mais qu’on retrouve en fait sur tous les marchés, mais il nous a semblé que les familles vivaient réellement sur l’île et la visite des touristes représente une bonne partie de leurs moyens de subsistance. Cela reste également fascinant et unique de se retrouver sur une île construite en roseaux en plein milieu d’un lac à 4000 mètres d’altitude. De retour chez Magno pour le midi, nous avalons un repas avant de partir explorer les environs. Le lieu est vraiment splendide et nous ne croiserons quasiment personne (tous les habitants, dont Magno et sa famille, sont partis à la foire de Capachica). Nous ne trouverons jamais le mirador de Karrus, mais la vue sur le lac à plusieurs endroits sur le chemin est absolument splendide. En chemin, nous ferons la connaissance de Tomás, un vieux berger déplaçant sa petite équipe d’animaux divers (moutons, vaches, ânes, etc.) surveillés par un chien qui nous a directement intégrés dans son troupeau et vérifiait sans arrêt que nous suivions bien la cadence. Un moment vraiment hors du temps ! Après avoir avalé un bon repas préparé par la femme de Magno, nous discutons avec celui-ci, qui nous propose de demander à Robert de nous conduire avec sa barque le lendemain matin à l’aube pour aller sur l’île d’Amantani. Nous avions en effet longuement hésité entre les deux endroits et avions dû faire un choix, à regret. Il contacte donc Iván (un autre contact de Tout Pérou sur l’île d’Amantani) pour l’informer de notre arrivée le lendemain sur l’île et lui demander s’il est possible de prendre le repas de midi chez lui.

Le lendemain matin, nous montons donc dans la barque de Robert pour une traversée de presque 1 heure vers Amantani. Au port, Iván nous attend et nous déposons nos affaires chez lui avant de partir explorer l’île. Nous grimpons (et ça monte vraiment très très fort !) vers les sommets de Pachamama et Pachatata d’où on a un magnifique point de vue à 360° sur le lac. Nous ne croisons absolument personne en chemin, les touristes arrivant seulement l’après-midi. Après un bon repas chez Iván, nous repartons en bateau colectivo vers le port de Chiffrón puis attrapons un colectivo vers Puno. Nous souhaitons attirer l’attention de tout le monde sur le fait que, même si on vous propose seulement une destination par nuit, il est tout à fait possible de faire les deux endroits en ne dormant qu’une seule nuit chez l’habitant. Ce n’était pas prévu pour nous au départ, mais nous avons été enchantés de pouvoir le faire. Bien sûr, cela a un coût, mais ça reste abordable : 100 soles pour faire Llachón-Amantani dans la barque de Robert. Et ça permet de visiter Amantani la matinée, sans les touristes. Nous ne regrettons absolument pas ce choix et remercions Magno et Iván d’avoir pu rendre cela possible. L’expérience chez l’habitant est absolument à vivre, ils sont d’une gentillesse et d’un accueil incroyables. On avait un peu peur du confort qui pouvait nous attendre, mais nous avons été agréablement surpris : il y a une toilette dans la chambre, l’électricité 24h/24 et Iván possède même une douche chauffée avec des panneaux solaires. On avait peur d’avoir froid la nuit, mais on a même dû retirer les trop nombreuses couches de vêtements qu’on avait prévues. Bref, allez-y, vous ne serez pas déçus et vous contribuerez même à aider une famille à pouvoir continuer à vivre dans ces endroits reculés plutôt que de devoir aller travailler à Puno.

Le lendemain matin à l’aube, nous embarquons dans le bus Turismo Mer à destination de Cuzco. Le trajet est long et les arrêts minutés, mais nous pensons malgré tout qu’il est intéressant de faire ce voyage avec les arrêts plutôt que d’une traite. Nous sommes tombés sur une excellente guide qui faisait tout son possible pour rendre ces visites intéressantes, malgré certains voyageurs à la critique facile.

Nous passons le jour suivant à découvrir Cuzco. C’est une ville à l’atmosphère vraiment agréable, même si remplie de touristes à cette période de l’année. La Plaza de Armas est vraiment magnifique et la vue sur la ville le soir depuis les terrasses du quartier de San Blas est un spectacle inoubliable. Nous avons eu droit à nos seules gouttes de pluie du voyage durant cette journée.

La journée du lendemain est consacrée à la visite de la vallée sacrée avec le chauffeur Tout Pérou, Anibal. Nous partons vers 8h et commençons par la visite de Chinchero avec un arrêt intéressant dans une communauté où on nous explique les techniques de teinture de la laine, puis les ruines d’un ancien palais inca agrémenté de terrasses. Puis, en route pour Moray, autrefois laboratoire agricole des Incas. Cet amphithéâtre vert est aussi beau qu’interpelant. Nous enchaînons ensuite avec les Salineras de Maras, qui offrent un spectacle époustouflant et très photogénique. Un incontournable de la Vallée sacrée, selon nous. Après un repas tardif, nous reprenons la route pour Písac. Nous arrivons un peu tard et le soleil commence déjà à descendre. Nous ne pourrons faire qu’un rapide petit tour, malheureusement. À refaire, nous serions restés un peu moins longtemps à Chinchero en début de journée pour garder plus de temps pour Písac. Nous ne nous rendions pas bien compte des distances entre les différents endroits. Nous conseillons donc, pour ceux qui décideraient de faire les 4 arrêts sur une journée, de partir bien tôt le matin et de ne pas trop traîner en route, car nous pensons que la visite de Písac mérite qu’on s’y attarde davantage qu’à Chinchero.

Le lendemain matin, nous partons en colectivo vers Ollantaytambo pour visiter la forteresse. Nous prenons un guide à l’entrée, qui s’avérera très intéressant et nous donnera déjà un petit avant-goût du Machu Picchu. En milieu d’après-midi, nous montons dans le train vers Aguas Calientes. Nous ne regrettons pas d’avoir fait ce trajet à la lumière du jour, car il réserve quelques très beaux paysages. Pour ce qui est d’Aguas Calientes, on lit partout que l’endroit est absolument horrible. Nous n’avons pas trouvé qu’il le soit tant que ça. Ce n’est certainement pas le plus bel endroit du monde, mais c’est moins pire que ce à quoi on s’attendait.

Levés à 2h30 du matin, nous nous installons dans la queue pour les bus montant au Machu Picchu. Il semblerait que certaines personnes ne dorment carrément pas du tout car en arrivant à 3h, nous étions déjà bien loin dans la file. L’attente est longue et pénible et à refaire, nous ne nous lèverions pas si tôt, car beaucoup de bus arrivent en même temps et nous n’étions malgré tout pas les premiers sur le site. Nous avons pu entrer sans problème avec nos bouteilles d’eau, personne ne nous a fouillés avant d’entrer. Nous voulions d’abord faire un premier tour par nous-mêmes avant de prendre un guide, mais nous n’avons plus trouvé de guide à l’intérieur du site. Heureusement, un garde en a appelé un par téléphone et nous avons pu faire la visite guidée (le guide n’était pas terrible, mais c’est une question de malchance). Bien sûr, on voit des photos du Machu Picchu partout, mais cela ne rend en rien l’atmosphère qui règne sur place. Ce qui nous a surtout marqués, ce sont les montagnes brumeuses qui entourent le site. Attention aux petites mouches qui piquent : nous n’avons eu que quelques piqûres grâce à l’antimoustiques, mais nous avons vu des gens qui en étaient recouverts. Nous avons regretté leur politique honteuse de sorties limitées pour aller aux toilettes : nous nous sommes du coup restreints sur l’eau et avons fini la journée presque déshydratés. Après avoir longuement hésité avec la Montaña, nous avions choisi l’escalade du Huayna Picchu. Nous n’avons pas regretté notre choix : les paysages sont magnifiques ! La montée (et même la descente !) est certes dure, et certains passages nécessitent d’utiliser ses quatre membres, mais la vue au sommet vaut la peine. À déconseiller tout de même aux enfants trop jeunes, aux personnes en mauvaise condition physique ou sujettes au vertige. Retour en train le soir et nuit à Ollantaytambo.

Le lendemain matin, nous repartons vers la vallée sacrée en taxi pour visiter les 4 sites archéologiques proches de Cuzco : Tambomachay, Pukapukara, Q’enqo et Sacsayhuamán. S’il ne fallait en choisir qu’un, on conseille clairement Sacsayhuamán. De là, on peut redescendre à pied vers Cuzco avec de magnifiques points de vue sur la ville.

Le dimanche, nous nous sommes levés à 3h30 du matin pour être secoués pendant 3 heures dans un minibus sur des petites routes de montagne. À l’arrivée, nous nous trouvions à 4500 mètres d’altitude, prêts à nous lancer dans une randonnée de 11 kilomètres aller-retour avec un dénivelé de 700 mètres : Vinicunca ou la montagne arc-en-ciel. Les marcheurs ont beau avoir été prévenus de la difficulté de la promenade, tous veulent voir le paysage promis. Mais c’est très dur et nombreux sont ceux qui doivent recourir à l’aide d’un cheval, pour une partie du parcours ou sa totalité (ça a été mon cas pour un peu plus d’1 kilomètre). À cette altitude, l’oxygène devient rare et le souffle court. C’est une chose de marcher quelques mètres à 4900 mètres lors d’un arrêt en bus, c’en est une autre de marcher plusieurs kilomètres. Marcher d’un pas un peu trop vif revient à être essoufflé comme après un sprint ; les jambes sont lourdes, littéralement ; le cœur s’emballe et on se sent asthmatique. Mais la vue à l’arrivée est sans doute la plus belle qu’il nous a été donné de voir sur toute notre vie ! Ne pas hésiter à monter vraiment jusque tout au-dessus, ça permet de prendre des photos sans qu’on voie trop les autres marcheurs dessus. Car oui, c’est un peu le point négatif de la randonnée : vous ne serez pas tout seuls. Cette excursion a vraiment été pour nous l’apothéose de notre voyage, mais il faut malgré tout être prudent si l’on n’a pas une bonne condition physique. C’est aussi le moment où on a le plus ressenti le soroche : un mal de tête carabiné et notre minibus a dû s’arrêter à plusieurs reprises sur le chemin du retour pour laisser vomir une Brésilienne. Je pense que toutes les agences se valent pour réaliser l’excursion puisque tout le monde est mélangé pendant l’ascension, selon le rythme de chacun. Celle que nous avions choisie, avec réduction Tout Pérou, partait un peu plus tard que les autres, ce qui nous a permis de ne pas devoir nous lever trop trop tôt et de faire le trajet du retour sans trop de monde. Un petit-déjeuner est prévu avant l’ascension et un arrêt pour le lunch sur le chemin du retour. La nourriture y était excellente.

Après une bonne nuit réparatrice, nous profitons de notre dernier jour à Cuzco pour acheter les derniers souvenirs et visiter le temple de Qoricancha. Là encore, mieux vaut venir le matin ou le temps de midi pour ne pas avoir trop de monde. À la fin de notre visite, le site était noir de monde, c’est d’ailleurs l’un des plus visités à Cuzco. La visite guidée que nous avons faite était très intéressante et nous a vraiment imprégnés de la culture inca. En fin de journée, vol pour rentrer à Lima, puis nuit chez Serge Colonial (l’hôtel en lui-même est vraiment original, mais ce n’est pas super agréable de se promener dans le centre le soir). Nous n’avons malheureusement pas eu droit au débriefing, car personne de Tout Pérou n’a pu se rendre au centre-ville dans notre créneau fort court (nous reprenions l’avion le lendemain matin à 11h40). Mais ils s’étaient arrangés avec la réceptionniste de l’hôtel pour qu’elle nous remette l’enveloppe avec l’argent (en euros) qu’ils avaient pu obtenir du remboursement de notre trajet Cruz del Sur Nazca-Arequipa (qui, pour rappel, avait été annulé à la suite du tremblement de terre qui avait endommagé la route). Nous lui avons également remis le téléphone et le chargeur prêtés pendant toute la durée du voyage.

Nous gardons de ce voyage de magnifiques souvenirs. Nous sommes restés un peu plus de 3 semaines au Pérou et n’avons pu en voir qu’une petite partie. Nous aurions pu voyager à un rythme plus soutenu et en voir un peu davantage, voire passer quelques jours en Bolivie, mais nous avons préféré prendre un peu plus le temps de nous imprégner de chaque endroit et ne pas devoir courir après un itinéraire minuté. Nous avions réservé tous les logements et les transports à l’avance pour ne pas perdre de temps avec cela sur place et voyager de manière plus sereine. C’est un choix, d’autres préféreront se laisser porter par l’instant, mais il faut bien se dire qu’en juillet et août, il y a beaucoup de monde au Pérou. Pour ce qui est de la météo, à part la grisaille de Lima, nous avons à chaque fois eu du soleil et il faisait chaud la journée. Le soir, il fait évidemment froid, mais c’est normal, ça reste l’hiver et en altitude. Nous avons eu une après-midi de pluie à Cuzco, mais cela se limitait à quelques averses qui ne duraient pas bien longtemps. Si vous hésitez encore à voyager de manière indépendante, lancez-vous, le Pérou est l’endroit rêvé pour le faire et grâce à l’aide de Tout Pérou, ça reste abordable. À aucun moment pendant notre voyage nous ne nous sommes sentis en insécurité. Les Péruviens sont vraiment accueillants et très gentils. Ils vivent en grande partie du tourisme et ils nous le rendent bien. Le vendeur d’une petite épicerie où nous avions oublié notre sac à dos nous a même couru après dans la rue pour nous le rendre. Certes, sur les marchés, on essaiera de vous vendre des objets, mais jamais avec une insistance pesante. Bref, foncez et vous reviendrez de votre voyage des étoiles plein les yeux, comme nous !

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Fanny et Romain

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